AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le forum ferme malheureusement ses portes

Partagez | 
 

 Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Mar 15 Oct 2013 - 15:20

C'est une nuit comme une autre qui débute dans la ville de Gotham. Comme chaque soir le ciel est parsemé de perles et de diamants, la grosse pierre de lune semble avoir été troquée par un étrange sourire blanchâtre brillant, parfois inquiétant, comme le sourire du chat du Cheshire qui apparaît dans un ciel noir avec de la mousseline de nuage.
C'est l'heure où les honnêtes gens s'endorment et où les criminels sortent, prédateurs de la nuit allant chasser leur gibier qui ne s'y attend parfois pas.
Gotham, une ville qui ne dort jamais, comme beaucoup d'autres grandes villes.

Mais après cette brève introduction habituelle, il est temps de s'attaquer au sujet.
Juste sur le point de mourir.
Un titre à faire froid dans le dos n'est-ce pas ? Ou peut-être pas. Mais laissons votre avis de côté, c'était une question rhétorique, vous n'étiez pas censé y répondre !
Bon, sérieusement.
Juste sur le point de mourir.
D'accord, me direz-vous, mais qui est sur le point de mourir ? Que se passe t-il ?
Mais du calme, que diable ! Patience chers lecteurs, nous n'en sommes qu'au début !

Juste sur le point de mourir.
C'était effectivement le cas pour lui. Il était juste sur le point de mourir.
Une âme tourmentée, un esprit las, un coeur brisé, une volonté qui n'avait plus lieu d'être.
Tout son personnage, plus rien. Il n'était plus rien.
Toujours plongé dans la dépression, un océan immense dans lequel il s'était perdu et avait finit par sombrer, se noyant, ne remontant pas à la surface. Ce fut d'abord parce que le courant le maintenait vers le bas, puis ensuite par l'envie d'en finir bien vite.
Il était si las de lutter pour rien.
A quoi ça servait qu'il tente quelque chose si c'était pour se retrouver au point de départ à chaque fois ?...si c'était pour se retrouver seul tout le temps, si c'était pour retourner là où il ne voulait pas aller ?
Sa vie avait déjà mal commencée, dans une famille peu aimante, voire pas du tout.
Lui qui ne voulait qu'au départ, qu'un peu de reconnaissance, un peu d'amour. Pas grand chose. Au moins l'amour d'un père. C'était pourtant peu de choses.
Et puis finalement...rien. Absolument rien.
Juste de la souffrance.
Assurément, un coeur brisé depuis son enfance.
Ses camarades d'école, ses collègues et le reste de la société n'ayant rien arrangé en plus.
Je vous le cède, son caractère non plus n'avait rien arrangé, mais il est vrai qu'au bout d'un moment, à force de maltraitance aussi bien physique que morale, on peut devenir aussi solitaire.
Et puis il s'était inventé un personnage, une sorte d'armure dans laquelle il se sentait bien et en sécurité, un personnage qui avait littéralement pris le dessus. Adieu le pauvre garçon solitaire et détesté, bonjour le criminel arrogant, méprisant et méprisable et haï.
C'était un peu comme un acte de désespoir. A quoi bon se montrer gentil et aimable si personne ne vous aime ? Puisque personne ne l'aimait, il a préféré basculer du mauvais côté et donner une bonne raison aux gens de le détester et de vouloir le détruire physiquement et psychologiquement. Tout en recherchant un moyen de se faire reconnaître, et pourquoi pas aimer.
D'accord, c'est assez paradoxal, mais c'était ainsi.
Au fond, ça n'était qu'un être seul depuis toujours qui cherchait un peu de compagnie, juste un peu d'amour. Juste un peu. Un tout petit morceau, rien de plus. Un petit peu d'espoir.
Mais jamais, jamais il n'avait eu ce tout petit minuscule bout d'amour tant convoité. Absolument rien.
Mais de la souffrance il n'en avait eu à foison, de la douleur et de la haine, la haine de ces gens qui le rejetaient violemment, ils ne voulaient jamais de lui. Jamais.
Alors il avait préféré s'abandonner entièrement au désespoir et aux larmes, laissant tomber l'armure brisée qui le protégeait quelque peu des coups et des blessures.

Idiot.
Abruti.
Menteur.
Criminel.
Assassin.

Autant de mots qui se bousculaient dans sa tête, dans ses souvenirs, tandis qu'il marchait en titubant, la tête pleine de ces mots et de ses foutus souvenirs, sa foutue mémoire, tous les moments douloureux de sa douloureuse vie.
Qu'importe où il marchait, où il allait, les gens qu'il rencontrait, leurs regards, leurs sourires moqueurs. Il s'en fichait.
Il marchait droit devant, fixant l'horizon, titubait, se retenant de tomber. A la main seulement une bouteille, ses lunettes de travers sur son nez, ses vêtements qui permettaient de le reconnaître sales par endroits parce qu'il était déjà tombé par quatre fois.
Il n'arrivait plus à se souler pour oublier et son coeur lui faisait mal.
Sa main gauche tenait la bouteille et sa droite était serrée tout contre son coeur, comme blessé à cet endroit. Quoique c'était le cas. Pas physiquement bien sûr. Mais c'était tout comme. Une blessure dans son coeur, une hémorragie qui menaçait de l'emporter, de le tuer, mais pas pour de vrai.

Il ne sait pas, il ne saurait dire où il est maintenant. Encore un pont d'où il aimerait se jeter. Et là encore, il imaginait son cadavre emporté dans les eaux pour ne plus jamais y refaire surface. Et il souriait à cette douce pensée. La mort semblait être l'unique solution pour échapper à cet enfer.
Il continua à marcher cependant, laissant de côté la fatigue qui le gagnait, ses jambes qui ne voulaient plus le porter.
Il se laissa tomber le long d'un mur, dans une rue déserte, mal éclairée par un seul lampadaire qui éclairait très mal la rue, les autres étant cassés.
Il laissa tomber la bouteille vide qui se brisa près de lui. Il attrapa l'un des débris de verre, et son regard passa du débris aux veines de son poignet droit. Il sembla jouer avec, le faisant tourner dans ses mains, l'observant avec soin. Les larmes coulèrent. Il se sentait pitoyable et inutile. Et il appuya la partie la plus tranchante du débris sur ses veines, jusqu'à en saigner.
La seule chose qu'il n'avait pas vu dans cette rue qui semblait déserte, c'était cette camionnette blanche qui venait d'arriver et des hommes qui en sortaient.
Mais de toute façon il s'en fichait bien, qu'importe sa vie à présent, puisqu'il était enfin juste sur le point de mourir ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Mer 16 Oct 2013 - 6:18

Park Row de Gotham. Cela se passe quelques jours avant le sujet "Fear in the Streets". C'était dans les alentours de 23:30 que le plus fidèle subordonné de l'Épouvantail, Hugo Angermüller, un potentiel individu d'origine martiniquaise, accompagné par quatre hommes de mains se trouvaient dans ces lieux. Face à eux, on pouvait remarquer des commerçants gangrenés (venant de chine) entourés une caisse de venins. Tout en se grattant l'arrête du nez avec application, Hugo fit signe à ses hommes d'amener la mallette remplie de plusieurs liasses de billets verts rangés correctement les uns à côté des autres. L'un des commerçants parcouraient avec attention les fonds qu'on lui avait soumis. A sa première vérification, ce dernier fût très satisfait du nombre de recettes qu'on lui avait promis. Il se tourna vers ses collègues avec signe d'approbation « Gěi tāmen de huòwù. » Puis, en revenant à ses clients sans lâcher son sourire commercial : « C'est un réel plaisir, d'avoir traité avec vous. » Hugo lui serra la main, et lui confia la mallette.

Depuis des années, le scientifique spécialisé des phobies se fit connaître de la presse ainsi que du grand publique en orchestrant plusieurs de ses activités corrompues. Le docteur Jonathan Crane avait mis en branle son protocole pour avoir créé sa toute nouvelle toxine "l'autocriticogène", ce dernier était persuadé qu'avec une petite touche supplémentaire, les effets pourront devenir encore plus létal. On avait songé aux venins d'Asie. Mais il fallait restait aux aguets, et choisir ses fournisseurs. Crane, encouragé par son alter-ego criminel ne connaissant pas de limites à ses aspirations hallucinatoires, il avait proposés ses services à plusieurs chefs de la pègre afin d'augmenter ses fonds. Une fois que les montants disposaient des chiffres nécessaires, le représentant de la peur avait contacté les fournisseurs chinois, et confié son bras droit d'aller chercher la marchandise.

Une fois que les affaires prirent fins, chacun retourna à sa propre destination. Stimulé par Hugo, les quatre Sbires prennent le soin de déposer en douceur la caisse de venin à l'arrière de la camionnette. - Le trajet fût court. La planque de Scarecrow résidait dans un coin paumé d'Uptown. Le fourgon se gara d'une manière aléatoire sur le trottoir, juste devant l'entrée d'un bâtiment abandonné. Les mains occupant par la caisse, Hugo sortit du véhicule, en ordonnant aux hommes de se débarrasser des déchets, le temps qu'il aille en glisser quelques mots à son patron. Chacun exécutaient des va-et-vient afin de se débarrasser des quelques cadavres (anciennement, sujets humains qui ont dû subir à des expériences défectueuses) dans les ordures du dehors, à une extrémité considérable du repère.

L'un d'eux remarqua qu'un individu, semblant d'être loin dans son état normal, se trouvait sur leur trottoir. Au début, on ne pouvait constater la couleur de son costume mais une fois que l'homme mystère s'avançait dans la pénombre, les yeux du découvreur s'écarquillaient de stupeur. Celui-ci passa avec grande force tapes sur le dos de deux de ses collègues et pointa du doigt l'individu vêtu de vert une fois que le duo aient toutes leurs attention posé sur lui. Les trois se mirent à sourire narquoisement et s'approchèrent nonchalamment vers le malheureux aux bras fraichement mutilé. « Tiens, tiens tiens, mais qui voilà ? » Fit l'un, sans lâcher l'individu des yeux. « Monsieur, le poseur de colle. » Le vent glacial et les pas se chargeaient de briser le silence alors que l'un du trio (le plus râblé) agrippa Nigma par le colle en le plaquant violemment contre le mur, les deux autres l'entouraient. « Hé hé hé ! Comme par hasard, on tombe sur lui. » S'ensuit d'un ricanement du même timbre que celle d'une hyène. « A ce qui paraît, il est en pleine crise de dépression, depuis son départ de Washington. Il a dû subir à beaucoup de traumatisme jusqu'à maintenant. » « Han, c'est vrai ça ? Ooohh... Tu sais, tu devrais aller voir notre patron.. Il est médecin et il peu t'aider. Tu verras. Je suis sûr que tu te sentiras mieux après quelques séances de psychanalyses... Si si ! » « Ah oui, c'est vrai ! On est à court de sujets clients en ce moment. » « Et dire que l'autre tafiole nous a fourni que de la merde. » Cracha le robuste personnage, sans lâcher la cible des mains. « Tu parles du russe là ? Pff, c'te lâche, il a dû s'envoler en Allemagne pour une affaire de je-ne-sais-quoi. Je suis sûr et certain qu'il doit être au courant de tout et le but de son envol est tout simplement de nous semer.. Mais dès qu'il reviendra, on va lui faire sa fête ! » « Ouaiis !.... Mais peut-être qu'il ne reviendra pas ? » Avait ajouté le plus ahuri, alors que ses deux collègues roulèrent des yeux, ignorant superbement et temporairement l'être en costume de courgette. « ... Bah, on a tout notre temps, t'en fais pas. S'il croit qu'on va l'oublier si facilement, il peut toujours rêver ! » « Le rêve est à bannir ! » Acquiesça l'un. « Et le bannissement est fondamental. » Approuva l'autre.

Et c'est à ce moment qu'ils firent mine de focaliser leur attention en direction du bras du fanatique d'énigme. « Hé, mais... T'as une lame sur toi ? » Interrogea le grand gorille tout en se désintéressant de ce genre de tentative de suicide. Il ajouta d'une voix aigre après la réponse du rouquin : « Tu m'la prête s'te plais ? »


Dernière édition par Jonathan Crane le Mer 16 Oct 2013 - 23:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Mer 16 Oct 2013 - 11:09

Pour vous dire toute la vérité, Nigma avait peur. Bon, un peu comme d'habitude. Mais là, ce n'était pas tout à fait la même chose puisqu'il s'en fichait.
Il se fichait d'avoir peur, puisqu'il allait mourir. Enfin ! La délivrance. Ou pas. Parce que sincèrement, vous ne pensiez tout de même pas que je vais le laisser mourir vraiment ? C'est beau de rêver, m'enfin quand même !

Bref...

Ils étaient trois gaillards, acolytes de l'Epouvantail à s'être approchés de lui, sourires narquois. L'un des trois l'avait pris par le col et l'avait plaqué contre un mur avec violence, ne le lâchant pas, tandis que les deux autres l'entouraient.
Il n'y avait aucun moyen de s'enfuir. Et même s'il avait voulu, c'était de sa faute, il s'était fourré dans ce merdier, comme d'habitude il prenait les mauvaises décisions.
Et puis, il était trop minable et trop faible.
Il était...comme d'habitude. Inutile.


-Humph...

Ce fut la seule onomatopée qui sortit de sa bouche au moment où son dos rencontra violemment le mur. Il ne disait rien.
Qu'avait-il à dire ?

Les trois autres parlaient de sa dépression, un des trois proposa, moqueur, qu'il aille voir l'Epouvantail pour quelques séances de psychanalyse. Plutôt mauvaise idée au vu de la réputation du Maître des Peurs Hallucinatoires.
Puis ils s'en désintéressent pour parler du russe, avant de revenir vers lui.

Leur attention semblait se porter sur le bras aux veines mutilées de l'abruti verdâtre.


« Hé, mais... T'as une lame sur toi ? »

Et c'est maintenant qu'il le remarquait ? Quoique...ahem...ce n'est pas une lame mais un bout de verre, comme il doit en avoir à ses pieds.
Après tout, Nigma a brisé la bouteille d'alcool au sol et des morceaux de verre, coupants bien sûr ce n'est pas amusant autrement, il y en avait quelques uns. Une basique bouteille de mauvais vin qui n'a même pas réussi à le souler tout à fait, à lui faire oublier.
Il avait un morceau de ce verre dans la main gauche, son bras droit avait les veines tranchées en partie. Disons que ça pouvait encore se réparer. Pour l'instant.


-Apparemment.

Il serra le bout de verre dans sa main gauche, fortement mais pas encore assez pour qu'il s'y coupe.

« Tu m'la prête s'te plais ? »

Notre rouquin adoré - je sais c'est ironique - déglutit, imaginant ce que l'autre pourrait faire avec cette arme potentielle avec laquelle il venait de se blesser volontairement, dans le but d'en finir avec la vie.
Il respirait mal et il avait peur. Pas vraiment la peur de mourir, puisque c'est ce qu'il voulait. Juste la peur de souffrir, qu'on le fasse souffrir encore et encore.
Lui qui voulait juste en finir.

Il serra encore un peu le bout de verre dans sa paume et sentit le verre cisailler sa main, le verre rentrant peu à peu dans ses chairs faisant couler un liquide vermeil par petites gouttes. Mais l'autre pourrait bien le prendre de force, alors il tendit faible sa main gauche, ouvrant sa paume elle aussi quelque peu mutilée et saignante.
Juste sur le point de mourir.
Mais on dirait qu'il n'avait pas choisi le bon jour.

Il imaginait les coups et les blessures qu'on pourrait bien lui faire avec cette arme improvisée.
Finir de lui trancher les veines, l'égorger, l'obliger à avaler le verre coupant.
Il imaginait et il commençait à avoir peur.
Oui. Peur.
Là, ce n'était plus la peur d'échouer ou d'être ignoré par quiconque, mais la légitime peur de mourir. Dans la souffrance.
Et il ne pouvait vraiment pas le supporter.

Qu'allaient-ils lui faire ? Il n'en savait rien, il se contentait d'émettre de brèves hypothèses, d'imaginer, de déduire. La peur l'envahissait. Tout son être était envahi.

Il ne voulait pas. Il ne devait pas avoir peur de ça.
C'était ce qu'il voulait non ? Mourir. Oui c'est ça.
A quoi bon lutter ?
Laisse faire. Laisse-toi faire.
Meurs. Qu'importe la douleur tu mourras, et la mort sera ta douce délivrance.
Juste sur le point de mourir.
Enfin !
Il voulait juste que la Mort ne prenne pas trop son temps.

C'est...tout...ce...que...j'ai...mérité...

Cette pensée le poussa à songer que finalement, les trois hommes en face de lui étaient un peu comme un signe du destin. Il allait enfin pouvoir mourir.
Et même s'ils ne l'achevaient pas et qu'ils le laissent pour mort, lui, il se contentera d'en finir. Voire de se laisser mourir.
Voilà tout ce qu'il désirait maintenant.

Adeptes des histoires qui finissent très bien ?
Un conseil, passez votre chemin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Ven 18 Oct 2013 - 2:35

Le Sphinx se mit à déglutir. Cela amusait beaucoup le trio surtout le gros balourd qui le tenait en joue. D'ailleurs, ce dernier ponctua d'un rictus pas très rassurant lorsque l'homme vêtu de costume à trois pièces vert respirait mal et qui serrait son poing d'où des fils de sang coulaient sur sa paume. On pouvait à peine discerner sa petite frayeur. Il finit par ouvrir lentement sa main laissant apparaître un bout de verre venant d'une bouteille brisée en quelques éclats de morceaux. Oh, son état insolite ne venait pas que de sa dépression mais aussi de son ivresse. Le grand balèze finit par lâcher son étreint de par le collet de l'individu verdâtre et pinça délicatement le bout de verre tout en grimaçant : « Ok.. bon, ça fera quand même l'affaire. » S'assura par lui-même avant d'en sortir de sa poche une boite d'olive. Il fallut d'ailleurs enfoncer la pression de la pointure du bout de verre, ce qui transperça légèrement le métal de la boite. L'ancien catcheur, le dénommé Samuel (l'homme à la boite d'olive) fut presque aussitôt réjouit qu'il finit par jeter ce petit bout de verre et de pénétrer son index dans la petite ouverture du métal avant de l'arracher à coup sec. Cela l'avait dû provoquer une fine coupure métallique sur son doigt, ce dernier se mit à sourire béatement. « Ah Ah Ah ! C'était trop facile ! » D'une démarche chaloupée, l'un du trio se fondit dare-dare auprès de son camarade : « Hé t'avais promis de partager ! » Les trois éparpillèrent enfin leur attention sur le Sphinx. Se contentant de prendre leur petit encas. Ils se bousculaient comme de véritables animaux, pour finalement se prendre des olives dans la bouille. Si l'on se bornait à examiner leur comportement si.. Particulières, on pouvait insinuer que ces pauvres êtres ganaches mourraient de faims alors qu'ils n'avaient pas pris de déjeuner depuis toute une journée, au vue des lourdes tâches éprouvantes.

Nul le temps de se remplir la panse, lorsqu'on travaille pour monsieur l’Épouvantail, il fallait garder un bon nombre de sang-froid et de mettre de côté notre malnutrition. C'était presque épuisant. Mais bon, ils étaient habitués. Il ne fallait pas contredire monsieur le patron, afin d'éviter les mêmes traitements que les cadavres fraichement jeté dans les ordures, là-bas. Pourtant, cela ne les empêchaient pas de glisser quelques diatribes à peine grommeler de leurs bouche, sans que l'individu en sac de jute ne peut les entendre, du moins... Espérons-le.

C'est alors qu'arriva l'ancien espion de la ligue des ombres, Hugo. L'homme qui, essayait tant bien que mal de se montrer sous son jour le plus approbateur. Une moue venant à peine de sa bouche plissée, le black aux yeux vert manifesta sa plus grande rigueur. Faisant preuve d'une gravité si déterminé qu'il avait bel et bien l'allure d'un individu qui ne cesse de vous faire froid dans le dos.

Jadis, le maître de l'épouvante avait collaboré avec Ras Al ghul afin de propager ses toxines dans la ville et dans le réseau de Gotham. C'est à ce même moment qu'il fit la connaissance de Hugo. Bien après ces évènements, Crane recueillit l'ancien espion Ninja lorsque ce dernier fût congédié par la tête du démon suite à une mission chuté. Qui fût tout autre qu'une trahison.

Quoi qu'il en soit, l'homme émanait de tout son être comme une aura bénéfique disposant à l'égard de la bienveillance. Mais là, ce fût une autre histoire lorsqu'il vit les trois chairs insignifiantes se disputaient d'une simple petite boîte d'olive. Quel pathétisme. Ce dernier les toisa du regard et toussota bruyamment afin de se faire suffisamment entendre. Le trio se convergèrent étonnement vers le concerné en se faisant la réflexion d'en sortir à peine un "merde" de leur bouche. Hugo, s'exprimant d'une voix fade, comme si son expression manquait de saveur. « Que faites-vous donc ? Je vous avais pourtant dis d'aller sortir les flacons des cartons et de les ranger dans la cave. » L'homme couvait pour l'heure d'un regard étrangement insensible. Cela a dû faire frémir le trio avant que l'un répondit brièvement, mais empli d'inquiétude : « Oui.. C'est ce qu'on allait faire.. Désolé, monsieur. » ... « Mh. » Avait-il seulement fait sortir de ses lèvres en une mimique d'indifférence. Ses pupilles suivent le mouvement des trois sous-espèces qui, eux, finirent par entrer dans le hall du bâtiment et de se diriger vers un couloir menant en direction de la cave. Hugo, tourna maintenant son attention sur le seul individu posté dans le dehors, toujours avec son air impassible, bien qu'au fond, il fût surpris que le rouquin soit dans le coin. Le martiniquais passa une main dans ses cheveux après quelques secondes de silences et sans émettre une quelconque trahison sur son faciès d'ancien ninja, membre de la ligue de Ras Al Ghul, il finit par désigner l'entrée du bâtiment cafardeux : « L'homme mystère. Hm. Si vous voulez entrer, allez-y. On peut facilement attraper la mort par ce terrible froid du dehors. Il est cependant dommage que vous n'ayez pas emporter un manteau. » Détournant par la suite son regard sur l'homme mystère, pour se mettre finalement dos à celui-ci, après quelques flots et doux silences, il conclut d'un timbre léger : « Enfin, ça ne change rien, puisque même de l'intérieur, la température reste la même. » L'homme s'effaça du pied de l'entrée, et laissa Nigma ainsi que son égo seul, dehors. L'invitant à entrer, bien que cela est au dépend du nouvel arrivant de la soirée.
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Lun 21 Oct 2013 - 14:37

Nigma crut respirer de nouveau, ou du moins plus facilement lorsque le grand costaud finit par le lâcher, où le Sphinx faillit juste tomber par terre comme une crotte d'oiseau sur le trottoir.
Ah pardon, la métaphore est mal choisie peut-être ?
Euh...disons alors...comme...comme un sac à patates...hum...non...comme...
Non mais, vous savez quoi ? Je l'aime bien ma métaphore de la crotte d'oiseau. C'est Nigma dont on parle après tout, c'est pas comme si c'était un grand criminel - utile et vraiment dangereux, j'insiste là-dessus, comme le Joker ou l'Epouvantail !

 
« Ok.. bon, ça fera quand même l'affaire. »
 
Nigma pensait qu'ils allaient simplement le frapper avec ou que savait-il encore !
Juste le tuer et puis c'est tout.
Et puis en fait...non.
Il avait fermé les yeux et était resté par terre après sa lamentable chute sur le trottoir sale, se coupant un peu les mains au passage, vu qu'il était tombé, comme par hasard, du côté des bouts de verre. Lui et la chance, apparemment, ça doit faire deux.
Il avait ouvert un œil, puis deux, constatant avec effarement qu'en fait, on lui avait pris son bout de verre pour ouvrir une minable boîte d'olives.

 
-Euh...
 
J'en conviens, pas très expressif le Nigma ces derniers temps. Très peu loquace et servant à rien, oui, tout à fait.
Mais vous avez vu son état ? Après pour l'ouvrir c'était pas très facile. Et puis, avouez que vous préférez quand le son est éteint n'est-ce pas ?
Quant au fait qu'il soit utile ou non, la question ne se pose pas. Il est tout à fait inutile, aussi bien dans la vie de tous les jours que pour la société en général.
 
Pour en revenir au trio que le rouquin vert observait un sourcil haussé sous le coup de la surprise, ils avaient apparemment faim puisqu'ils commençaient à se disputer pour des olives.
Nigma en conviendra bien tout seul, s'il était vrai que ces derniers temps il était très inutile et s'en était rendu compte - c'est déjà un grand effort de sa part - et qu'il était peu sagace, là...il avait vraiment un peu de mal à comprendre la situation.
Il haussa mentalement les épaules, préférant laisser tomber et se recroquevilla sur lui-même, par terre, attendant que le sang s'en aille de son corps. Je rappelle qu'il a un peu les veines tranchées et que sans soins il va juste mourir.
D'ailleurs, il est juste sur le point de mourir. Mais apparemment, ça n'est qu'un simple détail sans quasiment aucune importance pour qui que ce soit !
(Nigma: Personne ne m'aime !)
On sait Eddie, alors tais-toi, pleure dans ton coin et souffre en silence, merci bien !
 
Enfin bref.
Nigma attendait la mort, recroquevillé sur lui-même, déversant des larmes amères et peu abondantes, pleurant une vie gâchée par son égoïsme, son orgueil et ses crimes, mais aussi sur son enfance difficile qu'il aurait préféré oublié pour toujours, quitte à devenir amnésique.
Malheureusement pour lui, la vie avait décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs; et je me retiendrai de faire une blague rapprochant cette phrase précédente et le fait qu'il soit habillé tout en vert et donc très voyant.
L'arrivée d'une autre personne le laissa complètement indifférent, ainsi que leur discussion, si tentée qu'on pourrait appeler ceci une discussion.
En fait, Nigma s'en fichait mais royalement, et ne releva la tête que lorsque cette personne lui parla.
L'homme lui désigna l'entrée du bâtiment.


« L'homme mystère. Hm. Si vous voulez entrer, allez-y. On peut facilement attraper la mort par ce terrible froid du dehors. Il est cependant dommage que vous n'ayez pas emporter un manteau. »
 
Le rouquin allait lui répondre qu'il n'y avait plus d'Homme Mystère, que tout était fini pour lui, aussi bien sa carrière qu'il aurait préféré ne pas reprendre, comme le fait que le Sphinx n'était plus rien. Il était redevenu le lamentable Eddie Nashton qu'il avait été, perdu et déprimé dans cet océan de désespoir, s'y noyant et y sombrant avec une joie amère et l'envie d'une délivrance qui ne venait jamais.
 
« Enfin, ça ne change rien, puisque même de l'intérieur, la température reste la même. »
 
L'homme rentra, semblant totalement ignorer le fait que Nigma était juste suicidaire et juste sur le point de mourir.
Piqué par la curiosité, le rouquin se leva tout de même, avec une immense difficulté. Qu'est-ce qu'il se passait d'ailleurs là-dedans ?
Après, il allait bien mourir, autant savoir jusqu'au bout non ?
Alors il entra.
Blessé mortellement avec ses veines tranchées et ses multiples coupures aux mains, son état de dépression immense, sa triste profonde, son amertume et le fait qu'il voulait juste mourir, et vite.

 
-Mourir ? C'est ce que je veux, alors si je crève de froid, qu'importe ! avait-il lancé ainsi, à tout hasard, à voix haute mais pour lui-même, bien qu'on pouvait l'entendre; au moins le dénommé Hugo puisqu'il lui emboîtait le pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Jeu 24 Oct 2013 - 3:48

Hugo ne se doutait pas que la curiosité de l'invité le poussa à le suivre. On avait bien reconnu son avidité. Voilà bien un adjectif qui n'avait pas changé en lui. Alors qu'il entrait dans le hall, suivant l'armoire de glace, Nigma lança à tout hasard « Mourir ? C'est ce que je veux, alors si je crève de froid, qu'importe ! » Son ton était fort. Hugo n'était pas sourd. D'une démarche lambine, il avait ralenti le pas pour que le rouquin le rattrape. L'ancien individu au caractère extravaguant n'évoluait en rien de par sa dépression sur l'enceinte du bâtiment surchargée par une ambiance aussi étrange qu'inexplicable. Telle une rectiligne, l'ancien espion jeta un bref regard sur son épaule droit destinant son adresse sur le spécimen en vert, sans pour autant se retourner totalement. Toujours avec ce même air étrangement vide. Froid et vide comme la tombe. Ne laissant pas paraître une seule pointe de préoccupation, le black aux yeux clair répondit : « Vous étiez un criminel orgueilleux et égoïste, et je ne mentirais pas du fait que la voie que vous avez suivi vous a conduit jusqu'à la ruine. J'ignore si après la mort, vous irez tout droit vers la rédemption. Mais une chose est sûre.. » Se tournant totalement vers l'ancien poseur d'énigme, le visage d'Hugo le mesura à la toise : « Vous rendrez service aux individus qui souhaiteraient votre mort. Ils seront vainqueurs, et vous, perdant. Je suppose que cela ne doit pas vous déranger, d'être un perdant. » En suivant les actualités, Nigma a déjà tout perdu. Alors, non, cela ne doit certainement pas le déranger. Ce qui initialement, fût distinctif.

Il est bien connu qu'à force de fréquenter des gens, on finit par adopter leurs tics, leurs petites manières désagréables, leurs expressions même. Hugo en avait connu. Il n'échappait pas à la règle. Et pourtant, calme comme il était, ce dernier ne s'enflammait pas. Il savait gardait son self-control. Bien qu'à une époque, on ne cessait de lui jeter des piques à la figure. L'homme ne prenait pas la mouche, bien qu'on lui fasse souvent la remarque qu'il ne possède aucune personnalité. C'est peut-être à cause de ça qu'il n'avait jamais pu travailler en équipe avec ses anciens collègues qui furent au service de la ligue bien auparavant.

Hugo, suivit par Nigma, s’avança au centre d'un couloir grisâtre et sombre. Il y avait comme un silence qui pesait. Aucune conversation ne fût engagée entre les deux individus. Angermüller resta songeur. Ignorant totalement la présence de cette autre personne à ses côtés. Subitement, on le voyait s'emparer d'un masque de bouche et s'enfilait spontanément. Une odeur acrimonieuse n'allait pas tarder à se faire sentir dans une partie du couloir. Cela provenait d'une pièce où l'on stockait des bouteilles de gaz phobiques. Ensuite, on passait à côté d'une autre pièce enfermant des épaves humaines (vivantes) qui furent conservés pour des futurs expériences.

Angermüller enjamba un vieux cadavre traîné au beau milieu du couloir. Durant ces quelques secondes, tout était étrangement calme. Mais soudainement, la main du macchabée agrippa les pieds d'Edward, ce qui l'entraîna dans un croche-pied sauvage. Pourtant il était censé être mort. - Le cadavre avait des asticots dans le corps vitré de ses yeux éclatés. Il avait les arcanes dentaires inférieurs et les lèvres inférieurs arrachées que seule la langue ondulait à leur place. Le macchabée rompait en direction de l'invité avec un air de supplice et adressa d'une voix périmé. « Aideeeez-moooi... » Alors qu'il s'apprêtait à attraper la jambe de Nigma, l'ancien espion se retourna et pencha la tête sur le côté, puisqu'en voyant le nouveau venu être par terre, celui-ci arqua un sourcil : « Est-ce que tout va bien ? » Bizarrement, le cadavre semble maintenant se retrouver à sa même place de tout à l'heure, couché à plat dos, et semble avoir une apparence tout à fait normal (hormis quelques parties du corps rongés par des rats) comme à la fois où les deux individus étaient arrivés.

En attendant le Sphinx se relever, Hugo roula des yeux avec un certain agacement et continua son chemin. Il n'avait pas besoin de savoir ce que l'ancien détenu d'Arkham avait. Logique. Ce dernier avait dû inhaler une bonne partie du gaz qui s’échappait dans l'autre pièce. Angermüller n'avait pas pensé à emporter deux masques de bouche, puisqu'ayant involontairement invité l'homme mystère au dernier moment.

Après avoir quitté le couloir pour ensuite passer par des escaliers en ciments, Hugo poussa la double-porte d'une cave sombre et humide ayant auparavant rénové pour en faire un laboratoire, occupaient par des tables d'opérations au centre de la pièce, des cuves toxines, des tonneaux en métal accrochés sur les murs, des rayonnages occupés par de divers récipients, tubes, pots de produits chimiques. L'odeur de butyronitrile, de benzène et autres compagnies s'évaporaient dans toute la cave. Une grande silhouette maigre d'un costume à trois pièces sombre et sobre s'approcha d'un régulateur et semble vérifié sa température : l’Épouvantail. - Hugo s’accosta auprès du cadre de la porte et d'un timbre relativement fort : « Edward Nigma est ici, j'espère que cela ne vous dérange pas ? » Ne voyant aucune réponse de la part de son acolyte qui lui, étant noyé dans son travail, Hugo se retira. - Le docteur Crane envoya quelques gouttes de venins dans un petit tube à essai où il les parsema avec une petite quantité de jus psylocybines. Alors qu'il secoua rapidement le petit tube, l'ex personnel d'Arkham se retourna vers le Sphinx. « Hé bien. Que me vaut l'honneur de votre visite ? »
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Lun 28 Oct 2013 - 14:50

Menteur.
Tricheur.

Abruti.
Idiot.
Perdant.
Looser.
 
Perdant.
Après tout, il avait déjà perdu tellement de choses. Et là, il perdait la vie peu à peu. Et pourquoi pas la raison ?
Non. Plus rien ne le dérangeait. Être un perdant ? Mais il l'était déjà depuis tellement longtemps en fin de compte...
Oui, des gens en ce moment-même voulaient sa mort. Tout le monde voulait sa mort. C'est vrai, c'était assez amusant de le voir déprimer, de le voir souffrir, de le voir mourir. Et il en avait tellement marre, il supportait depuis déjà bien longtemps tout le poids de cette vie gâchée, cette vie qu'il aurait préféré ne pas avoir.
En fin de compte il était parti perdant et l'était resté.
Un perdant qui mourrait. Qu'importe !
 
Un silence pensant régnait entre les eux hommes. Pas de conversation, rien.
Nigma suivait cet homme et c'était tout.
Il se demandait encore ce qu'il faisait ici, dans ce couloir grisâtre et si sombre.
Et il se demanda alors pourquoi l'autre prit un masque qu'il enfila bien vite, tandis que le dépressif sentait déjà une étrange odeur et se posait la question sur ce que c'était. Son cerveau quelque peu embrumé par sa lente agonie, il s'est juste un peu tranché les veines, et par sa dépression, ses neurones n'étant pas tout à fait connectés, il en avait zappé le fait qu'il était chez l'Epouvantail. Les gaz phobiques.
Nigma, espèce d'imbécile !
 
L'homme enjamba un cadavre qui traînait au milieu du couloir. Nigma le suivait, jusqu'à ce que le macchabée lui attrape les pieds, ce qui eut pour effet de le faire chuter lamentablement au sol telle une crotte d'oiseau sur le trottoir - oui j'aime ma métaphore de la crotte d'oiseau, ça résume tellement bien sa chute épique !
Le coeur du rouquin loupa plusieurs battements, la surprise puis bientôt la peur le gagnant. Mais...mais ce n'est pas possible ! C'est un mort là, non ?! Alors...un mort-vivant ?!
Mais où était-il ? Où s'était-il aventuré, enfin !
Le cadavre rampait maintenant vers Nigma, dont le souffle était devenu saccadé. Peur. Il avait peur.

 
« Aideeeez-moooi... »
 
Le rouquin hésita entre appeler à l'aide ou laisser le mort s'approcher. Après tout, il était sur le point de mourir...
 
« Est-ce que tout va bien ? »
 
Le cadavre avait regagné sa place. Il en avait même pas bouger en fait.
Nigma se frotta les yeux, interdit, et se releva tant bien que mal.
Fatigue ? Hallucinations ?...gaz phobique...oui, c'était ça. C'était assurément ça.
 
Je passerais la description de l'endroit déjà faite, Nigma ne relevant même pas le moindre détails de la pièce où il se trouvait maintenant vu son état.
Après que l'autre ait quitté la pièce, Nigma resta sur le pas de la porte, dans le vague, sentant le sang s'écouler de ses plaies. D'ailleurs depuis l'entrée, l'on pouvait le suivre à la trace.


« Hé bien. Que me vaut l'honneur de votre visite ? »
 
Le rouquin n'arrivait pas totalement à discerner ce qui l'entourait. Il perdait du sang depuis tout à l'heure. Et il ne s'était pas loupé.
L'Épouvantail s'était tourné vers lui. Comme d'habitude, il semblait très absorbé par son travail, ses expériences.
Nigma, lui, n'avait plus rien. Absolument plus rien.
S'il pouvait, il vendrait son âme contre une autre vie ou simplement tout recommencer pour éviter les erreurs qu'il a commises jusqu'ici. Bien sûr, vendre son âme était impossible. Il vivrait continuellement avec ce poids, ses souvenirs douloureux et sa souffrance consumeraient sa raison.

 
-Je me suis arrêté devant chez vous, sans savoir que vous y étiez. On m'a invité à entrer.
 
A la lecture, il est vrai qu'il est difficile de savoir comment parle Nigma actuellement.
Imaginez-vous alors une voix faible, déprimée. Une voix triste, lasse.
Et puis on sentait qu'au plus profond de son être, rien n'allait plus.
Faible, épuisé.
Juste sur le point de mourir. Le sang coulait toujours. Il se vidait de son sang, il allait mourir.
Il s'appuya contre l'encadrement de la porte, et lentement s'affaissa sur le sol, appuya sa tête contre le mur.
Il se mourrait lentement mais sûrement.
Bien sûr, vous vous doutez bien qu'il n'allait pas mourir ce soir. Mais c'était tout comme pour l'instant.

[HJ = Désolée pour le retard, j'étais partie en vacances.]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Mer 30 Oct 2013 - 2:59

[HJ: non, tu n'es pas en retard]

« Je me suis arrêté devant chez vous, sans savoir que vous y étiez. On m'a invité à entrer. » Sa voix était faible, déprimé, lasse et mélancolique. L'hôte, malgré la distance, se mettait une belle remarque sur le comportement de Nigma, qui lui, avait toujours l'une de ces mines les plus apathiques. Ses signes physiques semblent partir à l'imperceptible. Parmi les symptômes généraux, on pouvait voir une bouffé de frissons et une sensation plus ou moins pénible. Comme si ses symptômes psychiques, physiques et comportementaux le poussent à la dérision. La dépression, l'alcool, la tentative de suicide. En parallèle sa situation fut imprimée par une quantité d'état morné visant à baisser l'alerte aux yeux des gens sur son ex-lui l'ayant auparavant causé en toute connaissance de cause. Edward Nigma, maintenant sous les traits d'un homme particulièrement avorton, pourrait littéralement baisser la masse de son dossier par lequel il avait autrefois été gorger par des actes les plus illégales. Bien-sûr, il y a un "mais". Vue ce qui s'était passé la fois dernière avec le coup des otages au musée, et que, malheureusement pour lui, des plaintes ainsi que des témoignages qu'on lui avait flanqués, on peut dire qu'il serait loin de s'échapper aux avis de recherches émis sur sa tête. Et pour couronner le tout, il est présentement sur le point de mourir au vue de ses blessures aux conséquences plus que douloureuses.

On voyait Nigma s'appuyer contre l'encadrement de la porte, crouler lentement sur le sol et appuyer sa tête contre le mur. Jonathan, qui lui n'avait pas d'état d'âme, (même pas d'âme à ce qui parait) aurait pu le négliger. La mort est si cabalistique et fascinante à la fois. Il y a tant de vision à émettre dans un genre de questionnement concernant cet ensemble de sensation consécutive : La décorporation, la rencontre avec des entités spirituelles, la vision d'un tunnel, la vision d'une lumière... Du reste, le représentant de la peur se rappelait bien la fois où il avait été professeur à l'université UC Irvine dans une agglomération de la Californie. Ce dernier avait étudié un chapitre visant l'expérience de mort imminente lorsqu'il avait travaillé sur un projet des hallucinogènes dissociatifs. Stimulé, Crane avait vu les circonstances cliniques que peut amener ce chapitre, comme par exemple un arrêt cardiaque, une hémorragie intracérébrale ou infarctus cérébral, une tentative de suicide, une apnée, une dépression grave etc.. C'est grâce à cette séquence que le possesseur de diplômes en médecine supérieure avait mis en conjoncture, l'adoption d'un travail de sape au gré de ses plus belles recherches. Le chapitre sur la mort l'avait beaucoup appuyé durant toutes ces années.

En bref, cela amène à penser que l'état actuel que Nigma s'endurait ne peut soulever aucune alerte au sein de la pièce. Effectivement il allait mourir, et il avait certainement imbibé le sol de sang depuis son arrivé dans le hall. Jonathan regarda l'invité tout en continuant de tournoyer lentement le tube à essai. Le liquide du contenu commençait à prendre de la couleur en une forme havane. Détournant un instant du regard vis-à-vis de l'ancien poseur de charade, le propriétaire du lieu remua très lentement le tube auprès d'un chauffage (sans pour autant s'approcher de trop près la source de chaleur) à une température déterminée. La mixture se prit sous une autre forme de couleur un peu plus foncée. Le passionné de la science aux méthodes sanguinaires déposa la verrerie sur un support placé sur une table en métal avant de refaire face à son ancien compagnon de cellule d'Arkham. Il le voyait là, dans une telle position pitoyable d'où son corps lécha le sol avec un éclat de désespoir. « D'ordinaire je n'aime pas être dérangé, mais, je vous pardonne. Mes mixtures sont en cours de développement... » Assura le fervent adepte des angoisses et phobies en rajustant ses lunettes par la monture. Il considéra cette nouvelle priorité comme une forme omniprésente. Oui car étant dit, la mine du Sphinx fût extrêmement boiteuse.

Puis Scarecrow fixait surtout les sclérotiques des yeux de son homologue. Elles étaient à moitié rouges. Et il ne portait pas de masque. Oh. Cela voulait dire que.. Son esprit ne cédait pas que sur sa dépression mais aussi parce qu'il avait inhalé une petite surdose du Gaz qui avait pénétré dans une partie du couloir. - Crane fût intrigué de savoir ce que la personne a vue durant tout ce temps. Il voulait savoir l'origine de ses pleurs, de ses tourments. Et accessoirement c'est surtout quand il s'agit d'un de ses anciens patients avec qui il n'avait pas pu faire rallongé ses thérapies au vue des problèmes que pouvait causer le docteur Miyabi. - Le maître de l'épouvante se dirigea vers une petite armoire à pharmacie et s'empara des quelques soins nécessaires avant de s'approcher de Nigma et de regarder les bras du criminel au sol. A l'heure actuelle, des microbes, bactéries, mycoses et virus ont déjà eu libre accès à l'organisme. Jonathan agrippa les avant-bras de l'individu par terre par la force, recouvrit les blessures de plusieurs compresses stériles qu'il fit ensuite tenir par un bandage sur chacun de ses avant-bras. « Allons, détendez-vous monsieur Nigma. » Une fois les bandages finis, l'Épouvantail saisit le pauvre homme par le col. « Vous avez été mon patient, ne l'oubliez pas. Je serais un psychiatre fort mauvais si je n'aurais pas eu la chance d'accomplir ce travail. Alors, qu'est-ce que vous voyez ? » De sa main libre, le bourreau saisit Edward par son cuir chevelu, le forçant à le regarder. Une déformation s'impose, le visage de Scarecrow se changea en une autre forme de faciès. Un visage familier pour Nigma ? Le docteur Crane ignorait, mais il savait que Edward avait l'une de ces réactions lorsqu'il regardait son ravisseur qui lui devait avoir un visage sorti du plus profond des cauchemars que seul la victime devait le reconnaître. Son père.
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Mer 30 Oct 2013 - 7:45

« D'ordinaire je n'aime pas être dérangé, mais, je vous pardonne. Mes mixtures sont en cours de développement... »
 
Nigma loupa un bout de la phrase.
Dépression + Alcool + sang qui s'écoule de vos veines plus ou moins abondamment depuis plusieurs minutes + gaz phobique inhalé depuis un bon moment déjà = Nigma complètement paumé.
Soit, c'était plus que ça, mais c'était pour faire un court résumé.
D'ailleurs niveau inhalation du gaz phobique, ce devait être une assez conséquente quantité. Sa vue se troublait, son esprit embrouillé ne parvenait plus à distinguer correctement la réalité de son imaginaire; un rien pouvant le faire sursauter ou l'effrayer. Absolument n'importe quoi pouvait lui faire peur maintenant.
Peur.
Ce qu'il a vu en suivant l'autre bonhomme jusqu'à Crane entretemps ?
Rien qu'un cadavre qui lui a agrippé la jambe, sorte d'ersatz de shibito ou de mort-vivant. Rien que des ombres qui semblaient le suivre pour le tourmenter. Rien que de vagues débuts de souvenirs douloureux de son enfance qui refaisaient lentement surface en son esprit malade et dérangé par le gaz phobique et la dépression.
Rien de bien exceptionnel en fait; avis à ceux qui n'auraient pas suivi, c'est ironique.
 
L'ancien psychiatre du rouquin s'était dirigé vers une armoire à pharmacie pour prendre de quoi soigner les blessures sanguinolentes de son ancien patient.
De force il agrippa les avant-bras de Nigma - ce dernier ne se débattant quasiment pas au vu de son sale état - pour recouvrir les plaies ouvertes récemment de compresses stériles avant de les faire tenir par des bandages.
Ainsi l'ancien poseur d'énigmes était sauvé. Pour l'instant.

 
« Allons, détendez-vous monsieur Nigma. »
 
Nigma n'écoutait qu'à moitié. Il ne voulait pas être sauvé.
Un faible "non" s'était échappé de ses lèvres alors que le Maître des Peurs Hallucinatoires finissait de recouvrir ses blessures de bandages.
Par la suite, il fut saisi par le col, et bien qu'esprit embrumé il y avait, sa vision n'était pas encore trop troublée pour que les informations arrivent plus ou moins correctement dans son cerveau.

 
« Vous avez été mon patient, ne l'oubliez pas. Je serais un psychiatre fort mauvais si je n'aurais pas eu la chance d'accomplir ce travail. Alors, qu'est-ce que vous voyez ? »
 
L'Epouvantail prit Nigma par les cheveux, forçant ce dernier à le regarder.
Et là, il ouvrit grand les yeux. De surprise d'abord, puis très vite de peur. Ce n'était plus le visage de son ancien psychiatre qu'il voyait en face de lui. Oh que non !
C'était bien pire encore.
Pas l'Epouvantail, pas le Batman non plus; bien que Nigma craint le justicier de Gotham, il n'avait pas encore plus peur de lui.
Non. La seule personne qu'il craigne le plus au monde, et qui pourtant, était actuellement à six pieds sous terre, brûlant probablement dans les flammes de l'Enfer ! Mwahahaha !!!... - j'en conviens, je devrais peut-être arrêter de regarder Ao no Exorcist en boucle...ahem...
Bref...
Le visage de l'Epouvantail venait de se déformer pour laisser place à celui que Nigma craignait le plus en ce bas-monde, celui qui avait gâché son enfance, faisant de lui ce qu'il aurait préféré ne jamais être, celui à qui on doit aujourd'hui le Sphinx, celui qui terrorisait le petit Eddie et qui continue encore et toujours malgré qu'il soit mort; toujours présent dans le subconscient du rouquin, venant parfois hanter ses cauchemars, comme pour lui rappeler son premier meurtre, lui rappeler qu'il sera toujours un criminel et qu'il ne sera jamais en paix, qu'il sera toujours un abruti, un tricheur, un menteur, un incapable.
Son père.
 
Son rythme cardiaque loupa plusieurs battements - il va finir par nous faire une crise cardiaque le pauvre petiot !...oui je sors avec mes remarques à deux balles... - son souffle devint très court, respiration saccadée, les larmes semblant venir sans s'écouler.
Peur ? Non.
Terreur ? Oui !

 
-...papa...?!
 
Une voix faible. Tout comme sa personne actuellement.
Tout en lui exprimait la terreur la plus intense. Terreur qui se lisait sur son visage, dans ses yeux, dans tout son être, dans sa voix.
Il se revoyait, subissant les coups de son paternel violent, les bleus, les hématomes, les insultes, les gifles, les baffes et bien d'autres encore.
Et lui qui voulait juste que tout se finisse enfin. La mort, douce et exquise destination pour lui qui voulait juste que tout se termine vite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Ven 1 Nov 2013 - 5:49

Le hasard favorisait rarement les desseins les plus demandés. Elle nous représente un grand mystère mais parfois, elle nous rend la situation plus plaisante en quelques années plus tard. Le Sphinx qui avait été autrefois son patient, avait seulement été planifié par une seule séance. Si le passionné de la peur aurait prolongé leurs dialogues, et qu'aucune langue ne puisse ébruiter sur ses méthodes, jamais ce dernier l'aurait aidé à faire évader (d'ailleurs, Nigma a une dette envers lui). Surtout qu'il avait bien l'intention de terminer ses œuvres. Et c'est maintenant qu'il allait continuer ce qui n'avait pas été mené à son terme. Il était de son devoir d'analyser tous les traits du comportement à souhait de son ex patient visant son état de peur la plus intense, il devait malgré tout éviter que ce dernier n'en meurt. C'est pour ça qu'il l'avait bandé de compresses stériles.

Le Sphinx émanait de son être une aura de plus défaillante alors que son rythme cardiaque loupa plusieurs battements. Son souffle dévoila un petit nuage de trouble causé par la crainte. Il avait l'intention de pleurer, hélas, ses yeux ne secrètent en rien des sanglots. Mais au moins, il avait montré, confié ce qu'était le petit garçon tourmenté d'auparavant. « ...papa...?! » La terreur se lisait dans ses yeux. Les yeux du père était si furax que l'on pouvait même discerner ce qu'il dit : « Ta gueule ! Ne m'appelle pas papa bordel de merde ! Tu ne vaux pas mieux qu'un insecte. J'aurais préféré avoir un anthropoïde comme fils plutôt que toi ! » - Le père, bien-sûr. N'importe quel enfant peut être torturé par la personne avec qui il avait passé plus de temps. Un membre de la famille, et c'est particulièrement le père qui fût l'origine de nos tourment de par la maltraitance, les insultes. Le fantôme du passé d'Edward Nashton le harcèle par des outrages inconfortables et le jette un regard haineux, le poussant à pleurer comme un enfant. Son père qui le hurle à la face, força son fils à l'écouter et surtout, à le regarder. Quant à la victime, toutes résistances étaient vaines face à lui. Mais étant donné qu'il avait consommé un bon nombre de gorgées d'alcool, ce dernier était déjà réduit à l'état d'être sans défense. Maintenant, le cerveau d'Edward devait probablement être conservé par toutes les empreintes délaissait par son paternel qui ne cesse de le terroriser. Le Scarecrow baissa son étreint le collet de l'individu et finit par le lâcher. *C'est bien.* Pensa la voix sifflante de l’Épouvantail exalté par la première remarque du nouveau sujet. « Pourquoi le père ? Quel triste passé cherchait-il à vous faire endurer ? »

L'homme en paille venait d'ouvrir un portail où dévoilait l'espace les plus obscures de l'esprit de l'enfant perdu qu'était le jeune Nashton afin d'effectuer une effleure sur chacune des parcelles de cet environnement incorporel. Bien-sûr, c'est une façon de parler. - Le père qui respirait tel un taureau enflammé, fixa -de ses yeux ragé par des éclairs lancés- son enfant droitement comme s'il était en mesure de le corriger, éveillant même le désir de le frapper. Oui, car il tremblait de colère. On voyait dans ses yeux un violent emportement qui se traduit par une aigreur aussi violente que furibonde. Cet air aussi malencontreux que l'on pouvait croire que la personne qu'il vise se prit en flagrant délit. Derrière le faciès du père alcoolique, Jonathan imaginait que peut avoir le goût de sel sur la langue de son compère. « Laissez-vous aller. » La voix de Crane était douce, presque réconfortant entre les horreurs que l'individu en vert pouvait voir. Ce dernier ne manquait pas une miette de ce spectacle imperceptible. Il ne pouvait pas voir, mais il pouvait ressentir les abominations qui enquiquinent le sujet. « Parlez-moi. Que ressentez-vous ? N'ayez crainte, je suis là pour vous aider. » L'aider était le mot. Et le Sphinx ne semblait pas avoir besoin d'aide. L'Épouvantail fronça ses sourcils. Il était certain qu'au fond, Eddie cherchait à fuir ses fantômes du passés mais la force le trahissait. Les exigences du professionnel des phobies les rendaient plus aisés. Voire même trop aisés. C'était trop simple. Il aurait préféré rallongé le temps, rendre la situation plus alambiquée. Mais non, le poseur d'énigme était déjà réduit mentalement et physiquement.

Scarecrow venait de poser un pied sur le fil des peurs de son ex homologue du crime alors que le père -toujours dans la tête et à la vue du sujet- respirait bruyamment, prêt à pouvoir briser la nuque de son gosse. Il lui balançait des offenses plus que sarcastiques que contrariantes. Il lui piquait des insultes qui allaient au-delà des limites. Il lui lançait des piques. Il lui secouait, lui frappait (sans que la victime pouvait la ressentir extérieurement mais intérieurement, c'est une autre histoire). Le maître de la peur hallucinatoire posa sa main sur l'épaule d'Edward. « Vous avez fait d'énorme progrès. Révélez-moi cette difficulté qui vous supporte autant. »
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Le Sphinx
T'as vue? C'est mon nom
Messages : 81
Alter-Égo : Le Sphinx
Localisation : Vous aimeriez bien le savoir n'est-ce pas? Hé hé...mystère! Où suis-je alors? (note de l'auteure: chez lui, derrière son écran d'ordinateur en train d'essayer de piéger Batman...vous savez où envoyer la police...je sens que Nigma me déteste...)
Emploi : Criminel à l'intelligence démesurée (note de l'auteure: Et à l'ego et susceptibilité démesurés...*esquive un coup de canne*)
Date d'inscription : 08/05/2013
Un
Criminel



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Sam 2 Nov 2013 - 13:15

« Ta gueule ! Ne m'appelle pas papa bordel de merde ! Tu ne vaux pas mieux qu'un insecte. J'aurais préféré avoir un anthropoïde comme fils plutôt que toi ! »
 
Nigma était soudainement redevenu le petit Eddie Nashton, face à cette figure paternelle qui avait gâché son enfance, faisant de lui un paria que la société n'a jamais pu acceptée. Un être brutal, alcoolique et violent qui avait battu maintes fois son rejeton, rejetant également son propre sang. Son père avait toujours eu honte de lui, ne faisant que le détester, tandis que le petit Nashton s'efforçait de réussir dans ses études pour que son père puisse enfin être fier de lui; peine perdue. Il était allé jusqu'à tricher mais jamais son père ne l'avait aimé.
Comment ne pouvait-on détester ses propres enfants ?
Nigma regardait son père avec terreur, n'osant pas le regarder directement droit dans les yeux, parce qu'il savait déjà ce qu'il allait y lire; et il voyait assez mal, avec ce qu'il avait bu et enduré. Son père le haïssait, il venait de le dire.
Il aurait préféré avoir un anthropoïde plutôt que le rouquin en guise d'enfant.
Il était vrai que Nigma ne valait rien aux yeux des gens. Rien d'autre qu'un raté, un marginal, exclu de la société, seul pour toujours.
Il sentit que son père - enfin...l'Epouvantail - le lâchait, au moins la main tenant son col.

 
« Pourquoi le père ? Quel triste passé cherchait-il à vous faire endurer ? »

La voix du psychiatre sembla résonner, comme si c'était une voix dans sa tête. Mais Nigma était bien trop terrorisé par ce qu'il voyait pour répondre.
Il voyait son père prêt à le frapper.
Et dire qu'il avait fui son paternel pour ne plus jamais être frappé, qu'il était devenu un criminel pour ne plus jamais souffrir mais faire souffrir; en vain. Toujours arrêté, tabassé, emprisonné, drogué par les médicaments des infirmières de l'asile, frappé...

 
« Laissez-vous aller. »
 
Nigma n'avait pas vraiment envie de se laisser aller.
Juste...de fuir et de mourir.
Il ne bougeait plus, trop effrayé pour esquisser le moindre geste, pas même ciller; bien que la voix du psychiatre se voulait douce et quasiment réconfortante.

 
« Parlez-moi. Que ressentez-vous ? N'ayez crainte, je suis là pour vous aider. »
 
Euh...vraiment ?
Soit, il lui avait mis des compresses stériles pour éviter qu'il ne se vide de son sang comme un porc; on aurait pu faire du saucisson...attendez qu'est-ce que je raconte là ?!
En effet, Nigma ne voulait que fuir ses démons, fuir le souvenir de ce paternel. Après tout, il n'avait jamais été fort ni même endurant. Rien qu'un lâche qui fuyait dès qu'il savait qu'il perdrait.
 
Dans son illusion, le petit Nashton supportait les insultes de son père, les piques et les coups violents qui finirent par le faire pleurer, verser abondamment des larmes amères.


« Vous avez fait d'énorme progrès. Révélez-moi cette difficulté qui vous supporte autant.»
 
-Pourquoi...pourquoi...
 
Il n'arrivait plus à parler correctement. Un mince filet de sang s'écoula de la commissure des lèvres.
 
-Pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fais ?...pourquoi tu...ne m'as jamais...aimé...?!...s'il te plaît...arrête de me frapper...je ne t'ai rien fait de mal...s'il te plaît...pitié...
 
Peur. Horreur. Effroi.
Et sa voix qui faiblissait, son état s'aggravant, semblant le tirer vers les méandres de l'inconscience.
Nigma resterait toujours un incapable, un lâche, qui préférera choisir la solution de facilité plutôt que d'affronter la triste réalité. Après tout...qu'avait-il d'autre à perdre désormais ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Invité
T'as vue? C'est mon nom
Invité



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane] Lun 4 Nov 2013 - 3:29

« Pourquoi...pourquoi... » Son expression a du mal à suivre correctement ses ponctuations. Il y avait un mince filet de sang qui s'écoulait de sa commissure des lèvres. « Pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fais ?...pourquoi tu...ne m'as jamais...aimé...?!...s'il te plaît...arrête de me frapper...je ne t'ai rien fait de mal...s'il te plaît...pitié... » Le faisceau euphorique du regard du docteur Crane ne cesse d'éblouir à l'entente et à la sensation du sujet. Le représentant de la peur jubilait. Sa thérapie avançait à merveille, comme elle avait été demandée. Le sujet avait suivi l'ordre. Sa crise d’angoisse aiguë empoisonnait ses nombreuses pathologies et dégradait leur motivation. C'est-à-dire la dépression et les troubles anxieux et phobiques. Chez lui, on pouvait dégrader de la peur, de l'horreur et de l'effroi. Son état semblait le tirer vers les méandres de l'inconscience. « C'est toujours lui pas vrai ? Pourquoi votre père vous frappe-t-il ? Avez-vous fait quelque-chose qui le déplaisait ? »

Dans le cauchemars. Nigma se retrouve maintenant dans un couloir. Un couloir infini seul avec son père. Aussi rare soit-il, le père se permit d'arborer un large sourire avant qu'une langue en forme de serpent ondulent sorti de sa bouche. Perfides et lentes, les chaînes s'approchèrent comme des serpents ondulant vers leur proie qu'est Edward. « Honte ! J'ai honte de toi » Le timbre de la voix du père partit en écho. - Soudainement, la langue en forme de serpent se transforma en une sorte de croque-mitaine étant prêt à se jeter sur le Sphinx. Les cordes métalliques se resserrèrent autour de son corps frêle, prêtes à lui broyer les os puis on pouvait voir les pieds de Nigma se décoller du sol et ses entraves l'emmenèrent dans un endroit qu'il ne pouvait voir mais qui n'allait pas être joyeux. « Tu n'es qu'un tricheur. Une putain de primate ! Je me suis cassé le c*l à te donner à bouffer, à t'héberger, et c'est comme ça que tu me remercies ? En trichant à l'école ? Enfoiré de gosse ! » Instinctivement, les chaînes lâchèrent le Sphinx qui lui, tomba soudainement dans le vide du noir jusqu'à atterrir dans une pièce désertique et vacante. Des voix timbré par une expression caduc, se résonna dans tous les volumes de la pièce. Les voix viennent étrangement de la mère de Nigma, de son ex employeur "Mokridge", de ses anciens camarades de classes et des professeurs allant du primaire jusqu'au lycée. Les voix ne cessent de l'insulté impunément, puis des doigts sortant de l'ombre pointèrent sur le seul être au milieu de la scène comme s'ils l'accusaient pour de multiples raisons.

Dans la triste réalité, Jonathan sentit la sueur dans les cheveux ainsi que le coeur battant de la chose. Presque tout le monde avait horreur de se sentir aussi faible. Il se rappelait bien la fois où il avait diagnostiqué ses autres anciens patients d'Arkham. Ils détestaient cette sensation de faiblesse, de se retrouver comme quand ils avaient cinq ans et qu'ils obéissaient encore à leurs mamans et qu'ils étaient effrayés pour une raison insaisissable. Hé oui, le bon vieux temps où les psychiatres les plus renommés travaillaient encore dans cette enceinte -Bien qu'avec les personnels de maintenant, chaque séjour dans cet établissement ne fait que le rendre plus médiocre, minable-.

Crane lâcha le cuir chevelu du consommateur d'alcool, le laissant se recroqueviller sur lui-même. Il l'observa pendant un bref moment jusqu'à ce qu'il aperçoive du coin de l'oeil un bouillonnement qui ne tarda pas à déborder dans l'un de ses récipients. Allait-il laisser Nigma sombrer dans son cauchemars pour l'éternité sans qu'il n'aurais la chance de retrouver la conscience tranquille ? Ou allait-il faire autrement que de rendre sa liberté ? Après-tout, l'adepte des énigmes l'avait rendu service, tout en déployant l'ouvrage dévoilant les plus obscures recoins de son esprit. Le docteur Jonathan Crane se saisit d'une seringue sous sa longue veste et fit une injection sur le bras du spécimen verdâtre. Le liquide qui se mit à circuler dans son vaisseau sanguin était un remède permettant de rendre l'effet du gaz temporaire. Ses mixtures restent avant-tout sa priorité, alors il laissa ensuite Nigma, isolé dans son coin pendant un moment jusqu'à ce qu'il se réveille.

Quelques heures plus tard, les effets de l'invité ont cessés. Alors que l'utilisateur de la pharmacologie prit note de son expérimentation, ce dernier reporta son attention sur Nigma qui venait d'émerger de son cauchemars. « Vous voilà réveillé. Comment sentez-vous ? » Questionna-t-il insouciant. « Rassurez-vous, je vous ai injecté un composé permettant de rendre vos hallucinations temporaires. » Maintenant qu'il connaissait la faiblesse de l'un des personnages assez reconnus de Gotham, ça rapporte pas mal de "+" à l'avenir. « Bien, je pense que nous en avons terminé-là. Merci à vous de m'avoir rappelé sur un fait concernant la consultation de l'autre jour étant intimement en cour même si ce n'est le but de votre visite. Cependant, j'espère que ce petit moment vous a plus ou moins diverti. » Petit temps mort. « Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais j'ai d'autres sujets en attente. Je suppose que vous connaissez le chemin de la sortie.. » Ajouta l'ex psychiatre en attrapant un masque à gaz et en balançant en direction de Nigma. « Ça vous servira pour le chemin. »



[HJ: Voilà, c'est fini de mon côté, si quelque-chose ne va pas, fais-moi signe ^_^]
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé
T'as vue? C'est mon nom



MessageSujet: Re: Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane]

Revenir en haut Aller en bas
 

Juste sur le point de mourir [PV: Jonathan Crane]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]
» Une lame en coupe-faim ! [Po Lazarus, Jonathan Crane]
» A midnight requiem : meeting with a vampire [Pv Jonathan Crane]
» Entretien avec Jonathan Crane
» La volonté face à la peur [Jonathan Crane]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman City ::  :: Gotham Uptown :: Rues & Ruelles-